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Peut-on dire qu'il existe une violence absurde, gratuite, injuste et une autre légitime ?

Si oui, comment faire la différence entre ces violences ?

Faut-il instaurer des critères pour ne pas risquer de confondre la "bonne" et la "mauvaise violence" ?

 

Jean donne une giffle à son fils de 8 ans parce que ce dernier a cassé un verre en gesticulant pendant le repas.

Le père de l'enfant justifie sa réaction auprès de son fils en disant: "Si tu te tenais tranquille, ça n'arriverait pas !"

 

Nathan, 8 ans donne un coup de pied à sa petite soeur de 5 ans car celle-ci a déchiré sa carte Pokémon.

Le garçon justifie son acte en expliquant à ses parents. "Elle n'avait pas à déchirer ma carte !"

   

Justifier la violence la rend-elle pour autant légitime?

 

Et qu'en pense la victime ?

 

Pour alimenter la réflexion, voici un court extrait du texte sur la violence figurant dans  l'ouvrage "De la non-violence en Education".

"Dès lors qu'on prétend distinguer une "bonne" et une"mauvaise" violence, on ne sait plus dire la violence et on s'installe dans la confusion.
Surtout, dès qu'on prétend élaborer des critères qui permettent de définir une "bonne violence", chacun aura le loisir de les accaparer pour justifier sa propre violence."

 

Dans la pratique, utiliser la violence décridibilise l'auteur de cette violence et revient à légitimer "dans certains cas " l'utilisation de la violence.

 

Mais ou est la limite et qui doit la fixer ? Vous, moi, l'autre ?

 

Si je décide de ne pas utiliser la violence, je peux de ce fait m'insurger contre toute les violences perpétrées sur moi ou sur d'autres.

En rejetant la violence sans conditions, je dis "non à la violence, à toutes les violences !"

 

Mais nous ne sommes pas parfait et personne n'est à l'abri d'une réaction incontrôlée, d'un emportement violent...

 

Dans le livre d'Elisabeth Maheu "Sanctionner sans punir", il est question de la giffle donnée à un enfant:  Elle écrit page 88:

"L'adulte qui s'excuse d'avoir perdu le contrôle et exprime sa préférence pour d'autres formes de réaction, ne se discrédite pas car il fait preuve d'authenticité. Il peut expliquer sa fatigue tout en reconnaissant son erreur et présenter ses excuses."

 

Dans ce cas, l'adulte rejète l'utilisation de la violence, sans ambiguité, et reconnait une erreur de sa part.


La différence entre la réaction de Jean (exemple en début d'aticle) qui justifie la giffle donnée à son enfant (et l'utilisation de la violence)d'une toute autre manière; "Si tu te tenais tranquille, ça n'arriverait pas !"

Autrement dit "je suis violent par ta faute !"


Dans ce dernier cas, l'enfant peut supposer que si l'autre (sa petite soeur, son camarade,sa maman...)n'est pas gentil, il peut aussi faire usage de la violence !

 

A méditer...


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