3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 21:02

Un professeur qui réclame le silence dans sa classe pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions, un animateur qui exige un rang par 2 pour compter les enfants présents, un père de famille qui demande à son enfant d'aller apprendre ses leçons pour avoir de bonne notes, tous ont un but qui leur semble juste et fondé.  


Pour autant peut-on utiliser n'importe quels moyens pour atteindre un objectif éducatif, aussi louable soit-il?

 

Peut-être vous êtes-vous déjà posé la question et peut-être avez-vous envisagé des solutions au cas ou les choses ne se passent pas comme prévues.

 

Si l'élève continue à parler dans la classe, si l'enfant ne se met pas en rang, si le fils ignore la demande de son père, que va-t-il se passer ? Jusqu'ou va(peut) aller l'adulte ? Quelles seront ses limites ?

 

On peut imaginer que le professeur, l'animateur, le père de famille ne disposent pas tous des mèmes moyens de "dissuasions" et que c'est en fonction de ceux-ci que l'un et l'autre va peut-être réagir dans une situation de conflit.

 
Mais au vu des objectifs, tous semblent avoir le soucis du bien-être de l'enfant et de son éducation.

Si tel est le cas, les moyens mis en oeuvre pour aller vers l'objectif qu'ils se sont fixés seront probablement en cohérence avec celui-ci. Sinon quel est l'intérêt ?

 

Si pour obtenir le calme dans la classe ou un rang bien organisé, je punis tous les enfants sans distinction, suis-je en cohérence avec mes objectifs d'éducation et de bien-être ?

Si pour que mon enfant apprenne ses leçons, je le frappe, suis-je là encore en accord avec le but louable que je prétends poursuivre ?

 

Ou est la limite ?

"Crier, ce n'est rien !" Mais si ça n'a pas d'effet sur l'enfant, que peut-il se passer ?


L'adulte en colère, lorsqu'il se rend compte que sa démonstration de "force"(dans son esprit du moins) n'aboutit pas, acceptera-t-il de revenir à la raison ou va-t-il glisser vers des formes plus radicales de violences ?

Si j'admets que la violence(physique, verbale, psychologique) ou une mesure injuste peuvent être des moyens, "dans certains cas", pour parvenir à mes fins (louables à l'origine), je prends le risque non seulement de me trouver entrainé dans une logique de surenchère à la violence(avec des conséquences difficiles à prévoir), mais de perdre complètement de vue mon objectif de départ(vouloir éduquer en oubliant soi-mème les valeurs éducatives qui nous anim(ai)ent).

 

Si au contraire je choisis d'emblée d'agir en cohérence avec mon but initial, alors, je vais pouvoir réfléchir à des moyens qui soient en rapport avec cette fin et certainement écarter d'autres possibilités qui, au contraire, m'en éloignent.


"Qui veut la fin, veut les moyens" dit le proverbe. Et Jean Marie Muller de nous expliquer dans "Philosophie de la non-violence"(Page 7): "Pourvu qu'on l'interprète comme il convient, (ce proverbe) exprime mieux que" la fin justifie les moyens", la véritable sagesse des nations. Qui veut la justice, veut en effet des moyens juste."

 

"Mieux vaut prévenir que guérir" dit un autre adage et je ne saurai trop vous conseiller de prévoir, si ce n'est pas déjà fait, quelle réponse vous envisagez, face un enfant qui ne réagit pas comme vous le souhaitez, histoire de vous aménager une marge de manoeuvre pour les moments émotionnellement ... intenses.


Prévoir, prévenir, anticiper, des mots à retenir!


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Marcel

Le blog déménage